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Difficile d'en parler... et pourtant !
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J'ai souhaité pour les femmes que je côtoie, faire état de cet entretien

Dialogue avec Lilian Gonzales, psychanalyste

Pourquoi les femmes ne portent-elles pas plainte rapidement lorsqu’elles reçoivent des coups de poings ou des étranglements de rage ?

La violence conjugale procède par phases :la déconsidération, les coups, l’explication des coups, la déresponsabilisation : L’homme répond « Je ne suis pas responsable. C’est toi, qui m’a provoqué, il fait des excuses et des cadeaux et enfin il y a la phase appelée « Lune de miel ». C’est un état « fantastique » durant lequel la femme victime croit toujours qu’elle va retrouver l’autre tel qu’elle l’avait imaginé quand elle l’a rencontré.

Quand la victime commence-t-elle à rejeter la violence ?

Lorsqu’elle vient rencontrer des psychologues, elle parle de ce qu’elle vit. Si nous l’aidons à réaliser un flash-back, elle prend conscience que la violence existe depuis longtemps. Elle a commencé souvent très vite, mais la victime ne le réalise que quand cela devient insupportable. Chaque victime à son propre seuil de tolérance. Lorsqu’elle ne trouve plus de justifications ou « d’excuses » à l’autre, elle commence à réagir ce n’est pas parce que quelqu’un lui dit de porter plainte mais parce que le seuil est dépassé

Existe-t-il un « profil type » des femmes qui subissent de la violence ?

Non, les femmes de tous milieux culturels, intellectuels ou économiques sont touchées. Bien entendu, une femme dévalorisée ou battue dans son enfance aura moins de ressources pour se défendre qu’une femme qui aura eu une personnalité bien construite.

Quelle est la réponse judiciaire ?

La loi de 1992, appliquée en 1994, fait de la violence conjugale un délit pénal avec circonstances aggravantes : Aujourd’hui, la justice condamne la personne violente en fonction des preuves et de la répétition des preuves.

De plus en plus, depuis 1984/85, les juges proposent « la médiation », dès le troisième certification médical afin que le couple puisse trouver un terrain de compromis de vie rapidement.

La médiation pénale est une mesure d'alternative aux poursuites. Elle permet de résoudre un problème grave, elle consiste en un accord « amiable » entre l'auteur des faits et la victime. Un procès-verbal est signé par les parties . Le médiateur vérifie l'exécution des termes de l'accord et adresse un rapport sur l'issue de la médiation au procureur de la République. Le procureur peut quand même poursuivre l'auteur des faits devant un tribunal même si un accord a été trouvé avec la victime en cas de nouveaux éléments qui lui sont présentés.

Merci Docteur 12 mai 2015

Tag(s) : #Information

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