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Le jugement comme l'amour est bénéfique quand il nous aide à "nous" construire.

Le jugement comme l'amour est bénéfique quand il nous aide à "nous" construire.

Le jugement est bénéfique quand il nous aide à construire, nécessaire, il nous fournit des repères pour penser le monde qui nous entoure.

Mais le jugement est toxique quand il sombre dans la médisance et nous permet trop facilement de nous sentir supérieurs.

Destructeur, il nous conduit au rejet de l’autre.

Les donneur de leçons, comme les c... osent tout. C’est même à ça (pour paraphraser Audiard) qu’on les reconnaît. Se souciant peu de leur propre niveau et de leur incapacité à des efforts de qualité, ils consacrent une énergie à analyser, commenter et juger les performances des autres !

Les donneurs de leçons savourent le goût de leur incapacité sur celles et ceux qui ont le cran de prendre des risques. Que doit –on leur dire ? Le ton dédaigneux : – Merci de vous soucier ainsi de la manière dont je gère mes engagements. Ou la posture agressive ? – Il y a longtemps que vous avez perdu toute crédibilité vous–mêmes !

De la critique constructive à la condamnation brutale, il n’y a parfois que quelques mots.

Car si « nous » possédons une capacité innée à classer, jauger, évaluer, nous ne maîtrisons pas toujours l’art… du discernement.

Mais si juger est une activité nécessaire qui nous permet de nous forger des opinions, le jugement tourne trop souvent à la médisance et à la condamnation.

Une tentation que souligne notre tradition judéo-chrétienne si bien utilisée contre nous par ceux qui se déclarent « violemment » agnostiques pour s’en défendre, mais à laquelle beaucoup d’entre « nous » succombent !

Du jugement à l’insulte, le chemin est très court.

Aussi, le b.a.-ba des stages de développement personnel consiste-t-il généralement à nous enseigner l’art des précautions oratoires…« Qu’en termes élégants, ces choses –là sont dites … »

Face à un individu dont les propos ou la conduite nous choque, ne nous emportons pas... Respirons plutôt un bon coup ….Mais ne nous taisons pas…pour autant et formulons un «Tes propos sont déplacés" ... et/ou ~ Ton comportement me dérange profondément »...."

Rien m’empêche de juger ...que mon collègue est un imbécile, par exemple. Mais à la condition expresse de ne pas oublier qu’en rangeant celui-ci dans l’espèce des crétins, c’est mon propre ressenti que j’évoque. Et nous serions dix mille à tenir ce collègue pour un crétin que cette opinion resterait subjective. Le nombre ne change rien à ce constat : nous voyons et entendons à travers le prisme de nos croyances, de nos « fantasmes », en langage psy.

Pour les philosophies orientales, l’emprisonnement d’un être dans un jugement définitif tient de l’aberration, car la vie est mouvement, flux permanent.

Nos émotions poussent à juger, c'est évident. Mais elles nous renvoient à nos propres incapacités : Si je dénonce des décisions, des positions prises par d'autres , c'est que je n'ai pas su-moi-même gérer, décider, oser...

Cette colère, cette douleur, cette tristesse, cette irritation que nous croyons nôtres ne sont que des ""énergies"" qui nous traversent.

Inutile de lutter contre elles ou de les nier, nommons-les, accordons leur une place.

Ce sera autant de dynamisme libéré et mis au service du bien-être.

Car juger est aussi un devoir. Il semble effectivement essentiel de soutenir que le crime est un mal, la pédophilie un comportement sexuel inacceptable. etc. La vie en société exige que soient posés des jugements et que les transgresseurs soient condamnés.

Puisque juger est une façon d’appréhender les autres et les choses, il paraît impossible de s’interdire tout jugement.

L’essentiel est peut-être de s’efforcer de rester humble et de ne jamais perdre de vue les limites inhérentes à tout savoir.

N’oublions pas que lorsque nous enfermons « les gens dans des cases », simultanément, nous « sclérosons » notre propre pensée et bloquons notre propre évolution ….

Le jugement est bénéfique quand il nous aide à "nous" construire.

Nécessaire, il nous fournit des repères pour penser le monde qui nous entoure. Le jugement est toxique quand il sombre dans la médisance et nous permet trop facilement de nous sentir supérieurs.

Destructeur, il nous conduit au rejet de l’autre.

Je vous livre ici ces souvenirs d’un temps où je faisais psycho…m’en reste-il assez pour avoir posé une bonne analyse ? C’est vous qui le direz ! Mais j'en avais besoin ! A bon entendeur salut et à tous ceux que j'aime, ne nous fâchons pas !

Tag(s) : #Point de vue

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