Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Une occasion pendant ces 40 jours de nous alléger de ce qui n'est pas  indispensable, et de l'offrir aux plus démunis !
Une occasion pendant ces 40 jours de nous alléger de ce qui n'est pas  indispensable, et de l'offrir aux plus démunis !
Une occasion pendant ces 40 jours de nous alléger de ce qui n'est pas  indispensable, et de l'offrir aux plus démunis !

Une occasion pendant ces 40 jours de nous alléger de ce qui n'est pas indispensable, et de l'offrir aux plus démunis !

Nous entrons Mercredi 10 février- Mercredi des Cendres, dans la période du Carême. Bien que confondus par les médias mais pas que, disons-le tout de suite, Carême et Ramadan sont des réalités différentes qui, pour l'essentiel, ne peuvent être comparées. Dans la tradition chrétienne, le Carême désigne les quarante jours de préparation à la fête de Pâques. Il s'inspire du temps que Jésus a passé au désert pour se préparer à sa mission. (Matthieu 4, 2). Pour vivre ce temps, l’Église propose aux chrétiens trois moyens pour se garder disponibles envers Dieu et les autres : la prière, le jeûne et l’aumône.

Carême = Quarante jours. C’est la "durée" totale, jours et nuits, (juste interrompue pas la mi-carême) de la période qui prépare les chrétiens à la fête de Pâques, 40 jours qui rappellent tout autant le jeûne de Moïse avant la remise des Tables de la Loi dans la Bible, que les jours passés par Jésus dans le désert. Cette pratique remonte au IVème siècle et a été inscrite au calendrier actuel 300 ans plus tard !

"Le jeûne" que nous demande notre religion n'est donc pas du tout comme le ramadan... pas de bombance la nuit, bien au contraire ! C' est une formidable occasion pendant cette période de nous alléger de ce qui n'est pas indispensable, de se priver et de se recentrer sur l'essentiel. Un régime bienfaisant et sanctifiant. Et le surplus, on le donne en offrandes de carême !

Cette période de jeûne n’a pas non plus les mêmes règles dans les religions chrétiennes que sont les catholiques, les protestants ou les orthodoxes qui vivent en France

Mais les trois versants du christianisme ne célèbrent pas ce temps de la même manière.

Chez les catholiques : le Carême commence par le Mercredi des Cendres. Lors de cette messe, le prêtre trace une croix avec des cendres sur le front des "fidèles" en signe de fragilité de l’homme et de l’espérance en la miséricorde de Dieu. "Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière" (Gn 3,19). Le Carême est aussi et surtout marqué par une période de jeûne chez les catholiques. Selon le code de droit canonique, "l’abstinence de viande ou d’une autre nourriture sera observée chaque Vendredi de l’année, à moins qu’il ne tombe sur l’un des jours marqués comme solennité ; mais l’abstinence et le jeûne seront observés le Mercredi des Cendres et le Vendredi de la Passion et de la Mort de notre Seigneur Jésus-Christ". Le but est ainsi de donner faim en Dieu et en sa parole. " C’est également un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l’aumône".

Chez les protestants La Réforme n’a en rien contesté l’importance du Carême pour les protestants en ce qui concerne la spiritualité, mais elle n’impose pas pour autant la pratique du jeûne ou d’une toute autre pénitence.

Chez les orthodoxes : très strictes sur la question du jeûne, qu’ils appliquent comme une "réelle ascèse".

En effet, pendant toute la période du Carême, ils s’abstiennent tous les jours de viande, de lait, d'œufs, de fromage et de poisson. De plus, du lundi au vendredi inclus, ils ne prennent qu'un seul repas en milieu de journée, sans vin ni huile mais peuvent éventuellement prendre un repas léger le soir. Pour les samedis et les dimanches, deux repas avec de l'huile du vin sont autorisés en signe de fête. Pendant la Semaine Sainte, ils s'abstiennent de toute nourriture entre le repas du Jeudi-Saint et la liturgie du Samedi-Saint après laquelle ils prennent un repas de jeûne. C'est strict mais quel mérite !

Pour ceux qui veulent bien aller jusqu'au bout de ce petit écrit, voici "notre" essentiel :

"En vivant le Carême, les chrétiens se sentent solidaires de tous les hommes qui, des synagogues aux temples, en passant par les mosquées, à travers la diversité des civilisations et des cultes, signifient, hier et aujourd’hui, leur quête de Dieu par le jeûne, l’aumône et la prière. De l’obole de la veuve glissée dans le trésor du Temple à la dîme prescrite pour le Ramadan, de la prière du moine tibétain à l’oraison silencieuse de la moniale de Koubri, les chrétiens sont solidaires de tous les priants de la terre. Ils sont solidaires de tous les jeûneurs de l’histoire, du prophète Élie au Mahatma Gandhi. Cela dit, et c’est la deuxième chose qu’il faut retenir, le chrétien entre dans le Carême à la suite du Christ, et selon le Christ.

"Ce que le chrétien cherche, c’est s’approcher du Seigneur Jésus avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi. Il veut garder indéfectible la confession de l’espérance en faisant constamment attention aux autres. Finalement, c’est "dans le secret", au cœur de son être que le chrétien veut vivre le Carême, car Dieu n’est pas au-dehors, il est au plus intime de l’âme : "en suivant le sens de la chair, c’est toi que je cherchais ! Mais toi, tu étais plus intime que l’intime de moi-même, et plus élevé que les cimes de moi-même" (St Augustin).

(P. Jean-Paul Sagadou, assomptionniste, 2012, article paru dans le quotidien burkinabè l’Observateur Paalga )

Merci de votre attention à vous et Bon temps de Carême à tous !

Partager cet article

Repost 0