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C'était hier : il y a 60 ans, un 10 mai ! on vivait comme cela !
C'était hier : il y a 60 ans, un 10 mai ! on vivait comme cela !
C'était hier : il y a 60 ans, un 10 mai ! on vivait comme cela !
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C'était hier : il y a 60 ans, un 10 mai ! on vivait comme cela !
C'était hier : il y a 60 ans, un 10 mai ! on vivait comme cela !

C'était hier : il y a 60 ans, un 10 mai ! on vivait comme cela !

Hier mardi, au lieu de fêter ce 10 mai 1981 qui m’avait tant fait pleurer de cette Gauche qui voulait « changer la vie » et qui a effectivement fait changer voire perdre bien des repères si j'en juge les casses dans les rues de ma ville de Nantes, j’ai choisi de parler de moments heureux et pacifiques, ceux de ma communion solennelle, le 10 mai 1956 à Notre Dame Du Mené de Vannes. (Le Mené (ou Notre-Dame du Mené) est un faubourg et une ancienne paroisse de Vannes. L'ancienne paroisse du Mené (Notre-Dame du Mené) avait été fondée par l'évêque Rouaud avant 1144 et avait été unie en 1706 au séminaire tenu par les Lazaristes. Une loi du 12 mars 1791, sanctionnée le 20, partagea Vannes en deux paroisses : Saint-Pierre et Saint-Patern, et supprima Saint-Salomon et Notre-Dame-du-Mené, qui furent annexées à Saint-Pierre).

Voir la photo des lieux : "cliché AD56" ...qui ont presque disparu !

Un engagement qui méritait un bel échange avec "mon fils" Père Paul, hier soir ! Et avec vous !

Dans les années 1950/1960, la Communion Solennelle était un grand moment dans la vie des petites filles et petits garçons âgés de 12 ans. Pour les parents, c’était la prise de conscience qu’une étape vers la vie d’adulte allait être franchie par leur enfant, et pour la famille c’était une occasion de se retrouver et de resserrer les liens familiaux.

Cette étape spirituelle que constituaient les Communions solennelles était précédée de trois longues années de catéchisme.

Le jeudi après-midi – qui était alors le jour de repos des écoliers –dans les écoles catholiques un prêtre et les religieuses venaient nous enseigner, pour les autres, des écoles publiques, ils se retrouvaient dans des locaux aménagés dans les églises paroissiales, eux, ils allaient "au catéchisme".

A la fin de ces trois années " les enfants" étaient notés. C’était très important pour eux, car le défilé de communiants s'établissait par ordre du classement généralement sauf lorsque, chez les religieuses, celles que j'ai connues, l'ordre choisi était celui des tailles physiques pour ne blesser personne et faire une plus belle harmonie ! C'est ainsi que je me suis retrouvée l'avant dernière du rang des plus grandes alors que ma plus jeune sœur, qui grandit fort tard, et avait un an de moins, était au premier rang ! Quand il y avait des fratries importantes, notre cas, elles étaient regroupées parfois ! Pas bon pour moi, je n'avais pas la vedette :-) Grande était la fierté des parents de voir leurs enfants dans les premiers !

La communion était précédée de 2 jours de retraite, destinés à peaufiner la cérémonie et à mettre les futurs communiants en bonne condition de recueillement. Durant ces deux jours de retraite, et plus encore pour le dimanche, les religieuses et les familles s'activaient. La première journée, le vendredi, était consacrée à la religion. Le prêtre nous posait diverses questions où chacune devait répondre à tour de rôle. Ensuite, il approfondissait nos réponses en apportant des exemples concrets que nous avions vus ou vécus. La seconde journée était exclusivement consacrée à la cérémonie, ce que nous étions appelés à faire – et à apprendre "par cœur" des phrases de renoncement au mal (que l'on appelait Satan et à ses œuvres), etc.

Nous allions répéter dans la chapelle de la communauté- qui avait fonction d'église paroissiale- afin de prendre connaissance de notre emplacement et de préparer le passage aux fonts baptismaux où nous répétions les uns après les autres, notre engagement.

La journée se terminait par une confession au prêtre, un vieux Chanoine, qui ne m'a laissé que de bons souvenirs...nous en reparlerons de cet homme qui faisait à pied le pèlerinage de 7 km proche de Vannes : Notre Dame de Béléan, sur le chemin de Sainte Anne d'Auray !

Certaines communiantes portaient la robe de communion de leur maman – ou d’une proche parente – d’autres avaient des tenues achetées pour la circonstance, c'était mon cas, ou pour les grandes famille ou pour les plus pauvres, on les louait, chez Druelle, ancré au 26, rue Saint-Vincent à Vannes depuis 1901, magasin qui a disparu en 2009 !

Toutes ces robes étaient ornées à la taille d’une large ceinture portant une aumônière garnie de quelques pièces destinées aux différentes quêtes. Ces robes étaient magnifiques !

Quelle symbolique dans le port de cette tenue qui ne devait être changée que pour celle de la mariée, ou de la religieuse. la femme en ce temps-là n'avait pas d'autre destinées souhaitées, sauf à rester " vieille-fille" comme on disait péjorativement en ces temps ! ... (ce qui a expliqué tant de mariages malheureux, mariés pour faire "une fin" ...au lieu d'être le début d'une nouvelle vie : ne soyons pas étonnés que depuis, de ces générations, beaucoup de divorces sont intervenus...la libération des femmes et les nouvelles lois ayant permis à ces femmes de se libérer de mauvais choix, quitte à en faire subir, bien involontairement à leurs enfants, les conséquences !)

Cette parenthèse devait être ouverte. Je la referme !

Les garçons, n'étaient pas en reste : eux portaient, souvent pour la première fois, un costume de « grand » passant du pantalon au genou au pantalon long. Mais certains parents, ne voulant pas trop encourager l’émancipation de leur garçon, ne leur achetaient quand même qu’un pantalon court ce qui fut le cas "chez nous" ! Le bras gauche des communiants était orné d’un brassard, souvent richement brodé. Un chapelet et un missel, souvent offerts par les marraine et parrain, complétaient la tenue des jeunes enfants. C'était un tel honneur d'offrir les brassard, montre, cierge et autres vêtements ou souvenirs . Pour calmer les prétentions, certaines mères, instauraient les listes de cadeaux avec présentation pour le choix suivant un ordre établi, d'abord à la marraine, puis au parrain, à la grand-mère, etc. !

Bien entendu l'on n'entrait pas dans l'église dans le désordre : les futurs communiants se réunissaient sur le parvis de l’église ou de la chapelle et, qu'alors les mamans étaient là pour arranger, qui un pli de la robe, qui une mèche de cheveux, avant que le prêtre ne forme les files de garçons et de filles dans les paroisses, pour moi, la mixité n'était pas encore rentrée dans les écoles catholiques, pas encore !

Nous prenions possession de notre cierge géant orné d'un nœud et allions prendre place d’après notre classement, pour la procession qui nous amenait en chantant l’Ave Maria. À la fin de la cérémonie, si longue, nous étions à jeun depuis la veille, nous attendions avec grande envie le repas de fête qui se terminait fort tard dans l’après-midi, avec le traditionnel gâteau et les dragées sans lequel le cérémonial n’aurait pas été complet, avant de retourner aux Vêpres !

A partir de cette date, nous étions autorisé et même incité à aller en pèlerinage à pied à Sainte Anne d'Auray dès le 26 juillet suivant depuis notre ville. Moi, c'était Vannes ! En effet, en Bretagne, le culte de Sainte Anne, était déjà très fort : lié historiquement à la première évangélisation de l'Armorique, aux 7ème et 8ème siècles.

Selon certaines hypothèses, "Ana" était le nom d'une divinité celtique vénérée auparavant dans ces régions, ce qui aurait, semble-t-il, favorisé l'extension du culte de la Mère de Marie dans ce lieu : Le diocèse de Vannes, dont je dépendais, fêtait Sainte Anne depuis le début du 15ème siècle en grandes festivités de bannières et de prières.

Sainte Anne étant devenue patronne de la Bretagne : presque toutes les églises bretonnes ont leurs statues de Sainte Anne et bon nombre de chapelles, de villages et de lieux-dits sont placés sous son vocable. Les Bretons, au fil des siècles, ont instauré de nombreux pardons (pèlerinages) dont le plus important, en nombre de pèlerins accueillis, reste celui de Sainte-Anne d'Auray. C'est le seul lieu au monde où Sainte Anne est apparu à un paysan Nicolazic (Sainte Anne est l'épouse de Saint Joachim, mère de la sainte Vierge Marie, aïeule de Jésus, elle est juive ayant vécu à Séphoris près de Nazareth en Galilée puis à Jérusalem en Judée)

Le 26 juillet est devenu la fête officielle de Sainte Anne et donne lieu a un immense Pardon.

Cette année, nous fêterons, avec lui, en famille, le 17ème anniversaire de l'ordination de "Paul Lukanda", le 26 juillet ! J'aurai l'honneur de le voir dans la procession des prêtres concélébrant, "en habit blanc".

Que d'émotions ! Tant pour lui, ce sera la première fois ! que pour nous ! Et pour moi qui porte ce double prénom significatif qui reste ma fête principale et ramène à mon histoire familiale, si fidèle! ! Merci à ma marraine-grand-mère (photo) de m'avoir aimée et accompagnée, à mes parents, pour la transmission !

Et pourquoi pas fêter "60 ans d'engagement" ? me dis-je ...

Ceci est réalisable parce qu'il y a eu un "hier" si fort, il y a 60 ans, un 10 mai 1956, date à laquelle j'ai renouvelé les engagements que mes parents et ma marraine avaient faits le jour de mon baptême chrétien catholique, le 2 avril 1944 ...

Merci de partager ma joie !

Tag(s) : #Mes histoires

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