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Objectif : Vivre ensemble ! 43 millions d'électeurs potentiels vont choisir à qui et comment les  64 513 242 de français vont confier l'avenir de la France, leur pays !

Objectif : Vivre ensemble ! 43 millions d'électeurs potentiels vont choisir à qui et comment les 64 513 242 de français vont confier l'avenir de la France, leur pays !

La Laïcité,  cette invitée que chacun s'approprie, s'arrache pour "se" la mettre, à côté de soi,   à sa table, moi, je vous invite à la recevoir sans passion, ... en réflexion !  

« Les religions ne sont pas un secret de famille à garder caché. Il faut pouvoir en parler, les questionner, les remettre en question. Et c'est justement ce que permet la laïcité, tout en garantissant à chacun liberté de conscience, et  la liberté de culte » Ça, c'est le postulat !

La Laïcité (nom féminin). Conception et organisation de la société fondée sur la séparation de l'Église et de l'État et qui exclut les Églises de l'exercice de tout pouvoir politique ou administratif, et, en particulier, de l'organisation de l'enseignement." Voilà pour la définition de la laïcité telle qu'elle est donnée par le dictionnaire Larousse.

En décembre 1905, une loi, dite de séparation des Eglises et de l'Etat, est adoptée après de vifs débats. Son premier article garantit à tout citoyen -donc quel que soit son rang dans la société française-la liberté de conscience, c'est-à-dire le droit de croire ou de ne pas croire; le deuxième article institue le non-financement des cultes par l'Etat, à quelques exceptions prés. Comme écrit dans la loi, "pourront toutefois être inscrites aux budgets (de l'Etat) les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons".

La liberté de croire, ou pas

"Cette loi de 1905 garantit la liberté des citoyens. « Elle consacre l'espace public comme un lieu de libre expression, y compris de sa religion. Chacun peut s'y exprimer, à partir du moment où cette expression ne nuit ni l'ordre public, ni à l'intégrité morale de quiconque. On ne peut donc rien interdire au nom de la laïcité, puisqu'elle est une garantie de liberté »

Pourtant, en 2004, l'interdiction du port de signes religieux ostentatoires dans les collèges et lycées publics se réfère bien dans son titre "au principe de laïcité". L'argument de ses auteurs était alors qu'il faut protéger les mineurs de toute influence religieuse, en ne les exposant pas à des signes "manifestant une appartenance religieuse"!

A l'inverse, la loi de 2010 qui entraîna l'interdiction du port du voile islamique intégral (le niqab, parfois appelé burqa) dans la rue s'appuie non pas sur la laïcité, mais sur la nécessité de ne pas dissimuler son visage dans l'espace public. Que ce soit par un voile, ou une cagoule, voire un casque intégral.

La neutralité, pour qui?

Neutralité et laïcité sont souvent confondues. Pourtant, en 1905, nulle mention du principe de neutralité. Il s'est développé par la suite, au fil des jurisprudences, jusqu'à s'imposer aux agents de l'Etat -et uniquement à eux. Ainsi, en France, un enseignant, un agent d'accueil dans une préfecture, ou bien encore un policier ne peuvent pas porter de signes religieux dans l'exercice de leurs fonctions. "C'est d'ailleurs cette neutralité des agents de l'Etat qui fait la spécificité de la laïcité à la française » . En Grande-Bretagne, par exemple, un policier ou un enseignant peut demander et obtenir le droit de porter un turban sikh."

C'est donc une interprétation radicale de ce principe de neutralité qui conduit parfois certains citoyens (et/ou politiques) à affirmer que « le foulard islamique » devrait être interdit dans la rue. ERREUR. "C'est justement l'application de la loi de 1905 qui garantit le droit, dans l'espace public, par exemple, aux femmes qui le souhaitent de porter un voile sur la tête, ou aux hommes de porter une kippa".

Reste le problème de la condition de la femme. En France !

Reste que si les règles instituées par la loi de 1905 semblent simples à comprendre, deux visions de la laïcité, au minimum, continuent de co-exister, y compris au sein d'une même famille politique. Pour Valentine Zuber, depuis la révolution française, il y a toujours eu deux sensibilités différentes dans le camp des républicains que nous sommes :

• D'un côté, ceux pour qui la laïcité n'est pas une valeur, mais un principe. Ceux-là pensent que l'identité religieuse est privée mais peut s'exprimer dans le débat public;

•De l'autre, ceux qui pensent que la laïcité est une valeur, concurrente des valeurs religieuses, qui les conduit à avoir une position presque antireligieuse, en réclamant l'effacement complet des religions dans l'espace public. C'est ce que moi, je me suis autorisée à appeler la nouvelle religion, tant elle a de fanatisme éprouvant !   

Deux positions "opposées", qui rendent impossible un débat "apaisé" sur  "la laïcité" !

"Pour y arriver, positive Valentine Zuber, il faudrait que les citoyens comprennent que la laïcité n'est pas la cause du débat, mais au contraire sa condition.

En conclusion : Les religions ne sont pas un secret de famille à garder caché. Il faut pouvoir en parler, les questionner, les remettre en question. Et c'est justement ce que permet la laïcité, tout en garantissant à chacun liberté de conscience, sa  liberté de culte et ...d'expression   pour les  64 513 242 de Français qui vont choisir à qui et comment, ils vont confier l'avenir de la France, leur pays !

Merci à Sandrine Chesnel de l’EXPRESS http://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/pourquoi-la-laicite-fait-polemique-en-france_1755624.html

Merci à Raphaël Liogier, philosophe et sociologue du religieux, auteur de La Guerre des civilisations n'aura pas lieu, et Valentine Zuber, historienne et sociologue, spécialiste de la liberté religieuse et de la laïcité.

 

 

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