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Histoire d'un Breton qui s'ignore. Histoire d'un Breton qui s'ignore.
Histoire d'un Breton qui s'ignore.

En réalisant au cours des années 2000, abouti  en 2005, son arbre généalogique, Georges découvre que certains de ses ancêtres sont nés dans «  le Bas-Poitou »,* répartis sur 17 petites communes de l’actuel département  de la Vendée.

C’est le cas de ses deux grands-mères Augustine et Clémentine  qui, bien que nées en 1871, respectivement à Saint Hilaire de Loulay et à Chauché, vécurent la majeure partie de leur vie en Loire-inférieure  département créé en 1790 par démembrement de la province de Bretagne, sous ce  nom et l’a conservé jusqu'en 1957 avant de devenir Loire-Atlantique. La proximité géographique de  ces petites localités de la province du Poitou, démembrée aussi explique cela. De tout temps, les  jeunes filles du monde rural  « étaient placées et/ ou épousées »,  ce fut leur cas,  ayant épousé des natifs de La Loire Inférieure, ses grands-pères !

Mais un arbre, où sont inscrits 514 ancêtres sur 12 générations,  réserve encore sans doute bien  des surprises : 

Un seul arrière-grand-père, célèbre pour avoir fait une campagne napoléonienne est vendéen, les grands-parents sont nés, soit dans la même commune que Georges soit dans de petites communes voisines de Loire-inférieure, lui, né en 1935,  bien avant le fameux décret de 1941 que nombre d’entre nous, Nantais, mais pas que, contestent. Nous déclarant « bretons »  appelant de nos vœux le retour de la Loire-Atlantique dans sa Bretagne historique.

Le voilà donc finalement plus que nous tous, bretons de cœur et de convictions, avec des grands-parents, « bretons » !

Pas Vendéens,  comme il l'avait cru  à cause du nombre de communes de ses recherches majoritairement implantées dans le  Bas-Poitou contre  9  dans la Haute Bretagne).  Á La Planche, commune natale, nous sommes bien dans le PAYS NANTAIS, ce « pays » de  « la Haute Bretagne » où Georges vit toujours depuis sa naissance sans jamais avoir changé de département. Depuis 1975, il y vit  avec Anne-Marie, tous deux se sont installés ensemble  à Nantes, dans la capitale des Ducs de Bretagne !

Georges, fidèle à son territoire. Comme ses parents et grands-parents paternels et maternels qui  ont toujours vécu  en LOIRE-INFÉRIEURE parce que nés dans le «  Pays Nantais »  qui correspondait à l’époque de la Province de Bretagne au département de la LOIRE-INFERIEURE.

Ce «  Pays Nantais » fait partie de la HAUTE BRETAGNE (La province de  BRETAGNE était divisée entre la « Basse Bretagne » qui correspond à la moitié occidentale, où l'on parle traditionnellement le breton, et la « HAUTE BRETAGNE » qui correspond à la moitié orientale, où l'on parle traditionnellement le gallo ! 

Certes, la province de BRETAGNE en tant qu'entité « politique »  a disparu en 1790, lorsqu'elle a été divisée en cinq départements à la Révolution. (Les départements bretons correspondaient plus ou moins aux neuf diocèses catholiques apparus au début du Moyen Âge. Ils étaient souvent appelés "pays" ou "bro" et servaient également de circonscriptions fiscales et militaires)  mais la Bretagne fut cette belle  province, intégrée au royaume de France à la suite de l'acte d'union de la Bretagne à la France en 1532 !  

* "Le Bas-Poitou" (département de Vendée où sont nés « des » ancêtres de Georges) fait quant à lui partie du  POITOU,  ancienne province française aussi, divisé  d'abord dans le cadre des circonscriptions de programmes d'actions régionales, puis au sein des régions. Il  est intégré aux Pays de la Loire en 1956, tandis que les Deux-Sèvres et la Vienne sont rattachés à la région Poitou-Charentes. Le 1er janvier 2016, cette division persiste puisque les Deux-Sèvres et la Vienne sont intégrés à la région Nouvelle-Aquitaine

Un peu d’histoire nous  raconte la Loire-Atlantique devenue :

Pendant la Révolution française, les départements sont créés, la Bretagne a été divisée en cinq départements : le 26 février 1790, à cette époque, la France est divisée en 83 départements. Pendant la Révolution française, quatre diocèses avaient  été supprimés et les cinq autres ont été modifiés pour avoir les mêmes frontières administratives que les départements actuels. La Bretagne comptait plusieurs capitales historiques dont  Nantes, surnommée "la ville des ducs de Bretagne", qui fut également la résidence permanente des derniers Ducs.

Le château des Ducs de Bretagne se trouve toujours au centre de la ville et de nombreuses associations ont obtenu de rappeler cette histoire  bretonne. Le drapeau breton flotte désormais dans la ville de Nantes sur les bâtiments administratifs ! 

Le  gouvernement français avait tenté de créer des régions plus vastes au cours du XXe siècle. Plusieurs projets de régions françaises ont été proposés depuis les années 1920, mais les régions définitives ont été dessinées qu’en 1956. Il est vrai que la décision de séparer le département de la Loire-Inférieure (qui deviendra la Loire-Atlantique) de la région Bretagne a bien été prise par le gouvernement de Vichy par un décret signé le 30 juin 1941 par le Maréchal Pétain. Mais, comme on vient de le lire, la nouvelle région «  Bretagne » ne comptera  plus que quatre départements en 1956,  seulement.

-              La Loire-inférieure prend place  alors dans une nouvelle entité  « la Région des Pays de la Loire » avec une partie de l'Anjou, du Maine et du Poitou  mais officiellement,  ce n’est qu’en 1972, que cette  région  a reçu sa compétence actuelle, avec un conseil régional élu.

Nota bene : La Bretagne  géographique est la plus grande péninsule française. Elle s'étend sur environ 34 030 km2 vers le nord-ouest et l'océan Atlantique. Elle est bordée au nord par la Manche, au sud par le golfe de Gascogne et les eaux situées entre la côte ouest et l'île d'Ouessant forment la mer d'Iroise.

La Bretagne n’en était pas moins aussi catholique dans son histoire que la province  voisine  de Poitou, donc de la  Vendée : Sa christianisation a eu lieu à l'époque de la Gaule romaine et de la Franche-Comté. Lors de l'émigration bretonne vers la Bretagne, plusieurs missionnaires chrétiens, pour la plupart gallois, sont venus dans la région au début du Ve siècle  et ont fondé des diocèses. L'évangélisation de l'Armorique par environs 800 prêtres ou moines venus de Bretagne (Entendez Grande-Bretagne), se fit, non par la destruction des cultes d'origine celtique, mais par le nouveau sens donné aux traditions anciennes : fontaines, stèles, feux de joie, fêtes... Les artisans de cette évangélisation sont nos « Saints Fondateurs », dont seul le nom subsiste !  La Bretagne est empreinte d’une architecture chrétienne très riche de la ferveur religieuse qui lui confère un caractère identitaire évident, qui culmine dans les innombrables représentations de pèlerinages et de pardons, processions : Le plus grand pèlerinage breton depuis  près de 400 ans  est Sainte-Anne-D’Auray dans le Morbihan  où Anne, Grand-mère Jésus, est apparue à un paysan. Seul lieu au monde où sainte Anne est apparue !

Georges est donc bien finalement un breton historique !

Additif à l’histoire de Georges, « Histoire d’un breton qui s’ignore »   Et le voilà finalement avec des  parents et grands-parents, « bretons » !  Pas vendéen du tout comme il l'avait cru un moment, séduit par ses découvertes : Il est breton, né breton, ne vous déplaise mais il aime bien comme moi la Vendée, bien sûr!💚rédigé par son épouse devant Dieu et devant les hommes.

Anne-Marie    à   Nantes, le 29 septembre 2021

 

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